La ligne de commande sous Demolinux

Qui dit Linux dit Unix, et qui dit Unix dit « ligne de commande ».

Ne vous sauvez pas tout de suite, vous verrez que la ligne de commande de Linux est quelque chose de formidable, et parfois simple.

Où lancer des commandes ?

Vous avez plusieurs possibilités.

Sous KDE et Gnome, la combinaison <Alt-F2> lance une ligne de commande tout à fait valable.




Lancer un xterm est aussi une excellente solution.

Sous KDE, vous avez les « konsoles », qui se lancent à partir de la barre du bas de l'écran.

Autre possibilité : tapez <Ctrl-Alt-F1>, et vous vous retrouvez dans un terminal texte pur (pendant ce temps, votre console graphique tourne toujours derrière sur F7). Vous retournerez sur votre console graphique en tapant <Alt-F7> (essayez F3, F4, etc. si ça ne marche pas). Dans ce cas, vous ne pourrez lancer que des programmes en mode texte. Les programmes graphiques refuseront de démarrer.

Comment lancer les commandes ?

Il existe de nombreux « shells » (le shell, ou coquille, est l'interface utilisateur, alors que le moteur du système d'exploitation est le « kernel », ou noyau, accessible par le shell).

Comme ils ne fonctionnent pas tout pareil, il est intéressant de savoir duquel vous disposez.

Vous devez voir une invite se terminant par $ (lorsque vous êtes un utilisateur ordinaire) ou # (spécifique du super-utilisateur). Cette invite est souvent représentée par "%" dans les docs. Il est bien évident qu'il ne faut pas reproduire ce signe lorsque vous tapez une commande.

Tapez tout simplement « echo $SHELL », et regardez le résultat. Il s'agit du shell BASH. Dans cet exemple, la commande « echo » sert à faire des affichages, et $SHELL représente une variable d'environnement.




Attention ! Respectez bien la casse (Minuscules/Majuscules) et l'espace entre la commande et ce à quoi elle s'applique.

Si votre commande ne se trouve pas dans le PATH (« echo $PATH » pour vérifier) mais dans le répertoire courant, faites-la précéder de « ./ ».

Exemple : « ./configure » lance le script configure situé dans le répertoire courant.

Lorsque votre commande a réussi, il est fréquent qu'elle ne renvoie aucun message. Il y a des messages lorsque votre commande est supposée renvoyer un résultat ou lorsqu'elle a échoué.

Si votre commande a lancé une action permanente, elle ne rend pas la main. Dans ce cas, il vaut mieux la faire suivre du signe « & ».

Exemple : « kedit& »




Vous obtenez le même résultat sur un programme déjà lancé par <Ctrl-z>, puis « bg ».




La mise en tache de fond est déconseillée lorsque le programme renvoie des informations. dans ce cas, ces informations vont se mélanger avec le nouveau travail que vous êtes en train de faire.

Si une commande ne répond pas, il se peut qu'elle n'ait pas les droits d'exécution. Une solution : « chmod +x la_commande ».

Les options

Vous pouvez -devez !- préciser à la commande comment elle doit fonctionner avec des « - »

Exemple : « ls -l » Si vous avez plusieurs options, vous pouvez les grouper. Exemple : « ls -al » équivaut à « ls -a -l ». L'ordre n'a pas d'importance. La casse (Maj/min), si.

Certaines commandes ne nécessitent pas de tiret.

Exemple : « tar xvyf fichier.tar.bz2 ».

D'autres fois, vous avez besoin de deux tirets.

Exemple : « ./configure --prefix=/usr/local/bin »

Lorsque vous voulez signifier la fin des options, vous devez mettre deux tirets entre deux espaces.

Exemple : « startx -- :1 »

Comment arrêter une commande ?

<Ctrl-c>

Quelques commandes simples et sympathiques

« date » et vous saurez le jour et l'heure




« cal », ou « cal 2000 », ou « cal 11 2000 », et vous voilà avec de superbes calendriers. Et maintenant, honnêtement, est-ce que ce n'est pas plus rapide que d'aller cliquer dans 36 menus arborescents pour obtenir le même résultat ?




« factor 12 » vous décompose 12 en produits de facteurs. Indispensable pour les collégiens.

Encore plus fort :

« echo 2*3|bc » vous fait une superbe multiplication. Plus rapide que de sortir la calculette.

Quelques explications quand-même. Normalement, « echo » envoie un résultat vers la sortie standard, c'est à dire l'écran. Un simple « echo 2*3 » aurait affiché « 2*3 ». Pas génial. Le trait vertical « | », que l'on tape avec <AltGr-6> redirige par un « tube » (pipe  en anglais) 2*3 vers le programme bc. Ce programme (que vous auriez pu lancer tout seul par la commande « bc ») est un programme de calcul.

Comment se fatiguer le moins possible ?

Le shell Bash est le paradis des paresseux. Si vous voulez taper les commandes sans les taper, surlignez les à la souris là où elles sont écrites, par exemple dans ce manuel (en les balayant à